vendredi 30 novembre 2012

Petite ration d éclats

Il en a, bien entendu, fait plusieurs dans sa vie

Déclaration d'amour filial sans aucun doute
en ces jours particuliers, aux parents dédiés.

Déclaration de guerre dans la cour de récré, 

déclaration d'indépendance à sa majorité, 

déclaration en douanes, revenant du Chili ou peut être de Louisiane, 

déclaration de principe pour ce sinistre quand la porte fut enfoncée,

déclaration sur l'honneur imposé pour preuve de probité,

déclaration d'intention...

la dernière plus exactement, m'était destinée.
Elle était charmante, surprenante, bien tournée,

vous pouvez en juger

"je crois que je vais faire une connerie !"

Je n'ai voulu y voir, je crois
qu'un moment de désarroi
son self-control envolé
La Connerie  c'était Moi.

samedi 12 mai 2012

LE BAISER "MIAM"

Pulsion intense.
Sensation inimaginable,
Hier encore !
Sauf en forme de délire imaginaire
sorti des "lires" d'auteurs.


Pourquoi Toi dans ces foules croisées ? 
L'écart d'âge était à lui seul obstacle.
Majeur autrefois.
Si le ridicule devait tuer, nous ne risquons rien je le sais.
Pourquoi cette provocation soudaine ?
T'y attendais tu ? 
Je ne crois pas
Je ne savais même pas que je pouvais le faire
Sous cette forme de jeu qui aide bien à justifier la fin
la demande devenait LA tirade d'une pièce de théâtre
dont nous écrivions le scénario instantanément.


"Mais oui j'embrasse comme une déesse ??"


Tu as reçu
je t'ai donné
Je me suis offert un baiser.
Tu l'as donné
J'ai reçu


Echange d'un  baiser "Miam"
premier d'une comptine;


"Une étoile sur le bras
deux sourires échangés"


une main tendue tenant la coupe
Toi tu jouais au sorcier
Le philtre était déjà mêlé
pour faire croire que c'était moi qui avait le pouvoir
de bouleverser notre univers 
par une jolie entourloupe.


- un soir au cœur de l'été 2010-

VERNISSAGE

L'artiste devait faire une performance...



Le bronze glissant du mur d'où il dominait le jardin
l’assomma.

Couché dans les rosiers, 
les pétales blancs  rougissaient.

La Reine de Cœur avait encore frappé.

LES ARTICLES





JE reprends la route des petits articles...


Je préfère l'article "défini" car le flou me perturbe un peu certain jour.

L'article possessif ne peut trouver un écho bienveillant en moi. Parfois !


Celui ou celle qui n'a pas subi le délire malsain du possessif jaloux 

ne comprendra pas mon recul mais les autres par contre, 
tous ceux qui ont connu ces questions sans raison, 
cette grande inquisition 
et ces cris et ces fureurs 
comprendront alors et se souviendront
qu'ils auront eu envie de fuir.



On me demandait un article ce jour alors voilà pour ce premier jet

lundi 28 novembre 2011

Mémoire

Mais que fait elle donc cette mémoire ? 


Elle disparaît, revient sur des chemins anciens
s'efface et laisse place à de drôles de pensées.


Mémoire cruelle qui n'en finit plus de faire souffrir
ceux autour d'elle qui ne sont déjà plus imprimés 
et redoutent d'avoir si tôt disparus.


Ceux qui cherchent indéfiniment sans jamais retrouver le chemin de leur quartier
Ceux qui se disent que sur le bout de leur langue,  le mot reviendra par magie
Mais leur langue ne peut plus rien pour eux.


Elle veut bien s'agiter et d'ailleurs, elle le fait
mais s'amuse dans des incohérences qui rendent 
tout ronds les yeux de ceux qui entendent.
Celui qui les prononce est heureux d'avoir trouvé le bon mot
le juste mot.
mais les visages restent sans nom 
et là la colère prend le dessus.


Mais bon sang tu vois bien de qui je parle quand même
Mais oui mais non 
que répondre à cette question ?


Un personnage inconnu se dessine sous les descriptions
la taille, les yeux, les cheveux blonds
ne s'associent pas à la profession
ni aux habitudes du garçon.
L’attitude, les habitudes ne sont pas  
celles des filles non plus


Et tous se mêlent, 
tout s'emmêle.
Où sont donc les souvenirs ,
dans quelles contrées ? dans quel mystère
perdus à jamais ils errent.





mercredi 16 novembre 2011

Un goûter magique


C'est un après-midi  pour les enfants.

Pas d'occasion particulière. 
Juste le plaisir d'être ensemble pour jouer.

Quand l'heure du goûter arrive, les enfants excités par leurs courses dans le jardin et apeurés par l'orage qui gronde  depuis un moment et les éclairs qui zèbrent le ciel sont heureux de se retrouver autour de la table.  

Celle-ci est  joliment décorée. Les yeux des enfants pétillent d'envie
Les verres de toutes les couleurs sont déjà remplis de jus de fruits.
Les pailles se dressent dans un pot attendant d'être choisies. Elles ont des collerettes
juste au-dessus du zig-zag qui permet de les tordre.
Des bonbons dans leur papier irisé jettent des éclats lumineux.
Sur les plats, des desserts alléchants
Les préférés des enfants.
Les gâteaux juste sortis du four exhalent cannelle et caramel et les crêpes laissent
leur délicat parfum de fleur d'oranger faire saliver.
Autour d'un moelleux chocolaté, des petites plaques de chocolat proprement découpées forment un petit train d'animaux sauvages.
Mam avait choisi avec application cette  tablette de chocolat qui plaisait tant 
aux enfants  parcequ'elle laissait apparaitre en relief des animaux. 

Sur celle-ci  il y avait une baleine  côtoyant un panda, 
un ouistiti souriait à une autruche et un paresseux faisait bailler un hippopotame.
Un zèbre et un éléphant  complétaient la parade.

Mam avait inventé le jeu des crêpes qui parlent le jour où ratant l'étalage de la pâte
des trous étaient restés au milieu du disque doré.
Depuis elle  faisait volontairement ces  trous
pour créer des visages lunaires qui faisaient plein de commentaires.

Pour l'heure le discours de la "crèpipelette" est de savoir quel animal convient à chaque enfant.

La pluie tombe de plus en plus, en trombe, l'orage redouble. 
Le tonnerre et les éclairs donnent alors l'impression qu'un feu d’artifice est tiré pour compléter la fête.
Pour chasser les petits frissons d'inquiétude, tous veulent raconter en même temps 
leur anecdote préférée sur l'animal qui leur est attribué..

Un grand fracas les fait tous sursauter. 
Une lumière vive, tel un "flash" enveloppe de bleu toute la salle.

-"Un éclair magique !"  s’exclame  Mam pour rassurer les enfants.  

Elle n'avait pas imaginé pas ce qui allait arriver alors.

Pierre qui a mangé le ouistiti-chocolat se met à faire le singe et à grimper sur les meubles. 
Il pousse des petits cris en sautillant les bras en l'air s'amusant beaucoup.
Iris a  englouti  l'Autruche" . Elle commence à dévorer tout ce qui lui passe sous le nez,      les papiers brillants et même les assiettes en carton !
FaBrice se prend pour un Panda et choisit pour finir son goûter, les plus belles feuilles du bambou nain qui offre ses jolies tiges dans un coin du salon.
Jennie se met à rire comme une Baleine ne pouvant plus s'arrêter.
Olivier/zèbre et Bruno/éléphant défilent l'un derrière l'autre comme à la parade en tapant  des pieds le plus fort possible.
Mick baille comme un hippopotame devant cette situation 
et
Mam  qui s'est laissée tenter par le Paresseux devient  la reine de la lenteur, ne bouge plus  qu'avec de pénibles efforts.

L'éclair malicieux a joué un bon tour à toute la petite compagnie et dans la maison on croit se trouver dans un  Zoo.
Dans la salle de bain la Baleine a rempli  la baignoire et flotte en chantonnant.
Elle envoie des petits jets d'eau  au-dessus de sa tête. 
Toute la troupe attirée par les clapotis s'y précipite.
Le Ouistiti perché sur le bord du lavabo fait beaucoup de mousse avec le savon.
Le Panda curieux préfère  se mettre le dentifrice, sur les joues.
L'Autruche ne fait pas de détail.  Elle  avale le savon, le blaireau et les brosses à dents.
Ouf, elle laisse l'eau de Cologne, absorbe le rouge à lèvres.
L’hippopotame n'en finit plus d'ouvrir une large bouche.
Le Paresseux s'est appuyé sur son dos car il n'arrive déjà plus à ouvrir les yeux.

Toc toc... !!
Qui frappe à la porte et attend attend attend ?
Toc toc... !!
Qui insiste à la port et ne comprend pas les bruits étonnants qui se font entendre malgré la pluie sur le toit ?
Toc toc ... !!
Qui tient un conciliabule sur la terrasse en attendant que s'ouvre la porte ?
Toc toc... !!
Qui préfère passer par la fenêtre pour en avoir le cœur net ?

Mais voilà le Poup qui revient à la maison, et trouve sur la terrasse les Parents 
embarrassés.

Il ouvre enfin la porte 
et ne sait plus où donner de la tête
ET VOUS ??
Qu'auriez vous fait ?





 

mardi 15 novembre 2011

Inspiration

Dans l'espace autour de moi
sentant l'effluves des Muses
je les invitais à revenir parfois.


la Musique avait trop bu
car Muselet avait sauté
accroché à son bouchon.


Musette se remplissait de rires
alors que Muselée se taisait.


Museau fait la moue
Musicologue les avait laissés
pour étudier ses notes
près du musoir de l'écluse
qui filtre ce que donne les muses.


Musaraigne, sur tous les autres
étendait son emprise
craignant que Musulman
ne soit trop bon apôtre.
l'amusement ne faisait rien
muser est son dessein
et mentir son destin.


Puis tous sont repartis
au bal musette
et  je les ai suivis
fourmis dans les jambes
et   chaussettes au pied...


Mais tout était léger .
J'ai laissé l'inspiration
... s'endormir