samedi 29 octobre 2011

Sauver les Tortues. 4.

Personne ne savait où se cachaient les tortues.


Personne ne savait où les tortues avaient trouvé refuge quand elles revenaient de leur
long voyage.


Les eaux se mirent à changer autour de TorMulus.
Les algues devinrent plus importantes que des forêts. 
On  voyait  leurs bras danser dans les remous des eaux et selon les marées
leur chevelure effleurait les crêtes de vagues.
Sur le sable, elles s'échouaient  en longs morceaux quand les tempêtes les arrachaient à l'océan.
Mais les Hommes ne s'en nourrissaient pas.
Pas encore.


Puis les méduses devinrent elles aussi de plus en plus nombreuses.
Les enfants des Hommes ne pouvaient plus se baigner sans être affreusement piqués 
par les filaments si brûlants, si urticants.


Elles furent bientôt si nombreuses que les eaux autour de TorMulus se changeaient 
en une espèce de gélatine qui ne permettait même plus aux drôles d'embarcations 
de partir sur les flots.
Tout semblait se figer autour de l'île qui était  autrefois le paradis des Tortues.


Alors  Zanak' Olona, le fils d'un Homme Sage construisit un grand radeau qu'il chargea 
de fruits et d'eau et  flottant sur les dos des méduses, partit  à la recherche des tortues 
pour obtenir leur aide.


Il navigua longtemps, longtemps avant de retrouver un océan d'eau limpide et enfin,
il découvrit une tortue qui chassait quelques méduses pour se nourrir.


Zanak'Olona  prit le temps de l'observer, ne faisant aucun mouvement, n'osant faire 
aucun bruit pour ne pas l'effrayer.
Il se laissa dériver des journées entières pour gagner la confiance de la tortue.


Et les années passèrent...









Sauver les Tortues. 3.

Au milieu de Océans...



Les tortues avaient pris l'habitude de voir certaines d'entre elles disparaître soudainement
pour ne plus jamais revenir et pire encore, leur œufs étaient sortis des nids par les Hommes.


Des carapaces vidées de leurs occupantes servaient parfois de berceau aux petits hommes,
ou de baignoire, de réservoir ou encore de mangeoire,et même  parfois de bac à fleurs,


Et les tortues commencèrent  alors à s'inquiéter de la situation.
Leur île, leur belle île où il faisait si bon vivre devenait leur tombeau.


Alors elles tinrent un conseil des sages pour essayer de trouver une solution 
car il fallait que cesse ce massacre.


Et elles décidèrent de chercher une autre île encore plus secrète que la première pour se réfugier 
et continuer à pondre en toute tranquillité.


Petit à petit les tortues disparurent de TorMulus et dans les eaux autour on ne les voyait plus nager.
Les pêcheurs furent bien ennuyés de se rendre compte, un peu tard, que la dernière tortue avait
été servie lors du festin de la pleine Lune 


Et le années passèrent passèrent...


Passèrent es années...


Qui savaient où se cachaient les tortues ?? 

Sauver les Tortues. 2

Avec leur curiosité, même nécessaire, les ennuis commencèrent.


Chaque année les tortues en âge de pondre revenaient à TorMulus 
pour mettre leurs œufs à l'abri du sable de leur île.
Elles étaient nées ici quelques années auparavant et leurs petits devaient naître ici aussi
pour être protégés et que jamais ne soient oubliés las ancêtres.


Elles se racontaient lors de ces retrouvailles, ce qu'elles avaient vu dans le vaste monde et chacune 
cherchait à surprendre les autres par ses découvertes.


Il arriva LE jour où une tortue suivie par une drôle d'embarcation revint sur TorMulus 
pour retrouver ses amies et leur présenter alors les Hommes.


Les Hommes s'installèrent sur l'île qui leur offrait tout ce qu'il fallait pour vivre :
de quoi construire des huttes, de quoi manger, de quoi boire et un doux climat.


Et le années passèrent passèrent. 


Passèrent les années...

vendredi 28 octobre 2011

Conte : Sauver les Tortues. 1.

Au milieu de Océans, il existe une île que les cartes ne mentionnent jamais. TorMulus 
Elle est posée comme un gigantesque tumulus enflé, comme une carapace de tortue gonflée , au milieu des eaux, au milieu de nulle part.
Ce n'est pas qu'un gros tas de pierres


C'est un endroit magique où les tortues de terre avaient installé, depuis des milliers d'années leurs familles.  Elles y vivaient en paix.


Au début, tout début de ce conte les tortues paressaient aux soleil, cherchant parfois un peu de fraîcheur dans le creux des vagues.
Quelques intrépides s'aventuraient de temps en temps un peu plus loin dans les eaux et découvraient un monde étrange et silencieux où les poissons et les algues semblaient danser sans cesse dans les courants.


Bientôt, chaque jour plongeant un peu plus longtemps, elles finirent par passer la majeure partie de leur heures  au fond des eaux revenant sans cesse à la surface pour respirer et sur le sable chaud et tiède pour cacher leur nichée.
Elles se nourrissaient d'algues et de méduses, de poissons et de petits crustacés.
Chacune avaient sa préférence.
Bientôt les eaux de TorMulus ne leur suffirent plus et elle se dispersèrent pour voir comment était le reste du monde.


Et les années passèrent...
Passèrent les années.


Les ennuis commencèrent avec leur curiosité.

J'écris les maux

L'écrit
les cris
de haine, de souffrance,
face à l'apparente indifférence
puis au vide ressenti.
                                                    L'oral,
                                                    l'eau râle aussi
                                                    quand elle n'est que vagues
                                                    vague d'ennui.
Les maux
les mots qui s'alignent
pour dire que l'absence
n'est dans le silence
que la fin et le froid
la faim et l'effroi
de n’être pas
de n'être plus l'elfe qui danse
dans la nuit, 
trouve correspondances
entre lune, étoiles et vie.


Solitude recherchée.
Solitude détestée.
quand elle vient dépeupler la Terre.


Terre sans relief
Terre sans sourire.
Terrassée par l'immense absence 
que vous me faites subir.
par ces regards qui rendent
transparents les êtres.
Ces regards sans chaleur, sans flamme.
qui vous poignardent
dans les rencontres
sans faire ni sang ni larmes.


Sauf à l'intérieur.


Silence
si troublant, que l'âme
en quête de cohérence
s'enfonce doucement
dans les replis d'indifférence.
Et se nimbe de tristesse
pour disparaître sous des voiles
de grisaille qui l'étouffe
à jamais.


Âme encombrante
qui pleure d'aimer
et redoute déjà
de ne l'avoir été.

Un péché ...

Les nuages étaient si époustouflants
que j'aurais pu avoir un accident.
Alors devenant ange me serait retrouvée
au cœur même de ce qui me faisait rêver.

Mais ange est ce certain ?
Ne serait ce pas  : bonne pour le feu malsain ?
En tout cas l'éternité promet...
Le péché n'est pas si mortel
Il demeure quelque peu dans le registre véniel
même s'il en faut peu pour le modifier

Une petite heure sur un îlot désert,
une escapade de rien du tout,
surtout pour ceux qui sont fous
car le monde crie vite au scandale.
Il faudrait alors garder les étoiles
qui auraient peut être (...) brillées.
                                                  (restons modeste)
Ah comme j’aimerais
partir sur une crête de vague,
m'envoler par grand largue
à la rencontre de ce qui serait
la condamnation assurée.

Me voici blasphémant, horriblement !
Je ne serai jamais pardonnée.
S'il est permis de beaucoup aimer.
cette douce folie se trouverait justifiée.

ESCAPADE

Gare Saint Lazare
Il faut faire les cents  pas.
Pas perdus car qu'il viendra.


il y aurait quelques kilomètres à faire
deux fois cent pour être précis
mais la route ne serait pas très longue
puisqu'il serait là.
...


Il faut suivre la Seine
descendre le courant
de plus en plus vite
pour arriver au port.


Les maisons se serrent
les unes contre les autres
est-ce encore la rivière
ou déjà l'Océan ?


Il suffit de choisir un petit restaurant
pour découvrir que praires, coques et tourteaux
tout à l'heure encore
séjournaient dans l'eau.


Plaisir de décortiquer 
le service n'est-il pas trop lent 
quand on sait que le temps
est toujours trop compté ?


Ne te presse pas surtout
j'aime te regarder,
deviner que l'attente
devient un doux moment.


La foule fait trop de bruit
tournons le dos au port.
La campagne est jolie
allons plus loin encore.


Reviendrons nous un jour
pour prolonger le  rêve 
de cette fugue trop brève
qui semble sans retour ?